Le 13 janvier 2004, un colloque avait lieu sur ‘La recherche publique face à ses responsabilités éthiques’, a la Cité des sciences et de l’industrie, de Paris-La Villette. D. Sicard, president du conseil national d’ethique en faisait un bon resume.
Il y a quelques jour, le meme Sicard nous mettait en garde dans le Monde contre la derive eugeniste de la medecine francaise. En evoquant les depistages prenataux il nous dit ‘il n’y a pas de vraie pensée mais la recherche constante d’une optimisation. Le résultat intervient toujours avant que l’on interroge son sens‘. Cette remarque me semble s’appliquer a bien d’autre domaine. Le CEA ne fait pas autre chose sur le sujet du nucleaire ou sur celui des nano-technologies.
‘l’obsession du dépistage à laquelle nous assistons a beaucoup à voir avec une idéologie rendue possible par la technique‘ ‘Et il y a toujours un moment où la politique prend la science au mot pour transformer la société au motif que “la science dit le vrai”‘
La verite scientifique est toujours sujet de debats, mais je me rangerais derriere K.Popper en disant que ‘l’on peut dire que tous les cygnes sont blancs tant que l’on a pas vu de cygne noir, mais que cela ne signifie pas que c’est la verite‘. La science est une methode pour approcher la verite, ce n’est rien de plus. Dans ce sens, le scientisme n’est pas scientifique car il a pour objet le but de la science ‘la verite’ et non le chemin ‘la raison, la logique’.
Mr Sicard evoque aussi le probleme ‘economique’ :”Des firmes particulièrement agressives en termes de dumping et de marketing, qui ne craignent pas de se présenter comme faisant le bien public, qualifient d’irresponsables ceux qui tentent de débattre de manière critique de ces questions. ” et meme s’il ne cite personne (ou si le journaliste a coupe les noms), on peut facilement faire le rapprochement avec Novartis qui pour des raisons ‘economiques’ remet en question l’approvisionnement des pays pauvres en medicaments (Il y une petition a signer ici).
Le role du scientifique n’est pas le meme que celui du commercant, de l’ingenieur ou du predicateur. Faire de la science un moyen de pouvoir a travers l’economique, la technique ou la croyance nous mene certainement vers l’eugenisme et meme vers pire. Il serait plus que temps d’inclure dans les cursus scientifiques l’epistemologie et la philosophie.
Je conclurais par reformuler mon titre “L’ethique est la recherche qui est le sens et vice-versa”
Désolé, mais je ne peux laisser passer autant de contre-vérités, concernant les grands groupes pharmaceutiques. Ce Mr Sicard, ferait bien de ce renseigner et de peser le pour et le contre de ce qu’il écrit. Les pays génériqueurs comme l’Inde (pays que j’aime pourtant beaucoup) produisent des médicaments génériques à bas coûts pour les commercialiser auprès des patients des pays riches. Des pays comme l’Inde, la Thaïlande et l’Indonésie paient trois fois rien leurs employés en développement, pour ensuite exporter leur production plutôt que de vendre sur place leurs médicaments bon marché. Leurs coûts de revient sont très faibles et les médicaments sont vendus dans les pays du Nord, à des personnes qui y ont déjà accès. C’est scandaleux ! Ces groupes exploitent les populations du Sud alors qu’ils devraient se consacrer en priorité à leurs propres pays. Bien évidemment, les dirigeants de ces entreprises « génériqueuses » s’en mettent beaucoup plus dans les poches que nos dirigeants européens ; car l’Inde est un pays où la pauvreté, comme l’hyper richesse, atteignent le seuil du tolérable. Quant au budget R&D réservé par ces entreprises, elle est nulle !
Il est à noter que la Recherche a évolué sérieusement ces dernières années, notamment en oncologie; mais je suis à peu près certain qu’elle va marquer le pas ces prochaines années. Alors vous pourrez remercier vos pétiteurs et demander l’argent qui manque à la R&D, au Maharana d’Udaipur qui, en 1995, lorsque j’étais dans cette ville, possédait 15 Rolls Royce…
(son fils est un des hommes les plus riches de l’état du Rajasthan. C’est un super-homme d’affaire).
J’ai beau lire et relire les Post de notre “Manager”, je ne trouve pas beaucoup d’inspiration positive. C’est triste et interrogateur pour l’avenir !
Je ne suis effectivement pas tres optimiste quand a l’avenir (comme certains de mes billets le montrent) et plutot proche de Jacques le fataliste. Cela dit comme je ne crois pas en une autre vie, je compte bien profiter de celle-ci quels que soient les aleas qui s’annoncent. J’ai assez confiance en moi pour arriver a avoir une vie heureuse.
Je n’ai pas saisi les contres-verites dont tu parles.
L’agressivite des Novartis, Monsanto, etc.. est mise en evidence par le nombre de proces qu’ils intentent et par le lobbying forcene qu’ils appliquent (au USA l’industrie pharnaceutique emploi 297 lobbyiste professionels, 1 pour 2 membres du congres… , cf Le grand secret de l’industrie pharmaceutique, P.Pignarre).
Je ne pas pu trouver le salaire du fils du Maharana d’Udaipur mais je serais etonne qu’il gagne plus que Mr D. Vasella, president de Novartis, qui empoche plus de 30 Millions de Francs suisse (~20 Million d’Euros) par an (ca fait combien de Rolls?) .
Il est probable que les compagnies indiennes ne fassent pas beaucoup d’investissements R&D et visent a faire de l’argent avant tout mais c’est aussi le cas des compagnies europeenes ou americaines. Leur budget marketting est superieur a leur budget R&D (On devrait d’ailleurs dire D&R car le developpement a pris le pas sur la recherche depuis longtemps, comme le fait remarquer Mr Sicard). En France, le budget marketing de l’industrie pharmaceutique tourne autour de 25,000 Euros/an par medecin (en cadeaux, colloques, etc…). Un medecin recoit en moyenne 50 visites de visiteurs medicaux par mois d’apres le Dr B.Becel qui coordonne depuis 14 ans le Réseau d’observation de la visite médicale de la revue Prescrire. Il rajoute que leur action est plus nefaste qu’utile.
Revenons-z-en au cas du proces Novartis. Meme si seulement 50% des medicaments produits par l’industrie indienne est envoye vers les pays pauvres, ces 50% constitue 80% de leur approvisionnement. L’inquietude quant aux consequences du proces est grande et la liste des associations inquietes longue.
Sur un sujet annexe, ecoutez l’ITW de P. Pignarre dans ‘la-bas-si-j’y suis’ sur le trou de la secu.
Je suis pour la protection de la propriété intellectuelle; car je n’ai pas l’intention de cracher dans ma soupe et celle qui a servi à élever mes enfants. Tu ne dois pas ignorer que je travaille depuis 38 ans chez un groupe pharmaceutique européen et mondial et que je termine ma carrière (bien plus longue que ceux qui critiquent) à la Communication. Pourquoi je parle de contre-vérités ? Parce que je suis bien informé sur tous ceux qui se délectent à nous taper sur le dos; mais qui passent volontairement sous silence les progrès scientifiques.
Quant à ton étonnement sur la richesse des magnas indiens, il est temps que tu voyages un peu plus. Au fait, un vrai routard dit : “Qui n’a pas été en Inde n’a pas voyagé”…
Pour ma part, je suis très étonné de constater que l’astro-physique ou la planétologie te font dévier à ce point de l’orbite sur laquelle tu t’étais fixée : La science et non l’économie prolétarienne ! Serait-ce le manque de polémique autre part que sur la Terre ou ne se passe-t-il rien d’extraordinaire sous notre coquille d’œuf ? Peut-être aurait-on sauvé de très nombreuses victimes du fameux Tsunami, si les recherches étaient un peu plus avancées ? Alors, pour être polémiste à la façon « alter » : Où passe le fric que l’on donne à la recherche ? On ferait mieux de le distribuer à nos amis indiens qui «crèvent la dalle».
Bref, tu veux passer une vie heureuse ? Ben, avec toutes les questions que tu te poses « t’es mal barré mon gaaars » comme dirait un véritable Arverne
Je ne veux donner de lecon a personne, comme pour la religion chacun est assez grand pour savoir ce qui est bien pour lui. Personnellement, je ne pense pas pouvoir passer une vie heureuse sans me poser des questions ou en fermant les yeux sur ce qui fache. La “bonne conscience” j’espere que je ne l’aurais jamais. Souvent le desabusement mene a l’egoisme.
Comme tu l’auras remarque, j’essaye d’etre clair dans mes billets et sur mes sources (P. Pignarre est un ancien collegue a toi) et je serais content qu’on les remettent en question. Pour le debat soit utile il est cependant necessaire que chacun soit precis. Quelles contre-verites ? Combien le fils bussiness man du Marahana gagne-t-il grace a son implication dans l’industrie pharmaceutique indienne ?
Personne n’a dit que les laboratoires pharmaceutiques n’avaient pas contribues a l’elaboration de medicaments utiles. Il apparait seulement que ce n’est pas leur objectif premier quand on regarde les postes budgetaires. Malheureusement, le patron du labo qui a decouvert le viagra est surement beaucoup plus content que celui qui a decouvert un medicament contre quelque fievre africaine meme si le second sauve plus de vies que le premier.
Pour moi, l’economie est un sujet de la science. C’est le meme orbite. Comprendre comment le systeme marche pour qu’il marche mieux, voila l’objectif.
Je suis tout a fait d’accord pour dire que les chercheurs sont trop payes et moi le premier (quand je l’ai dit a mon boss americain, il m’a fait remarquer que j’avais le salaire le plus bas possible pour un postdoc et a esquisse un sourire …). Quand on a la chance de faire un boulot qu’on aime, on peut tout a fait accepter de ne pas gagner plus que ce dont on a besoin. Il se trouve que je n’ai pas besoin de beaucoup, j’ai de la chance. Distribuer le trop plein a ceux qui crevent la dalle, j’y pense tout les jours et j’espere arriver un jour a le faire de maniere efficace. Pour reprendre l’image de la soupe, je ne crache pas dedans mais j’essaye de ne pas en manger plus que necessaire. La pensee que la soupiere, qui se remplie petit a petit dans mon frigo, a servi et servira encore a nourrir quelqu’un qui en a besoin est une de mes sources de bonheur.
Pour le “Trou de la Sécu” : On trouve 36 000 + X explications au Trou de la Sécu. Tiens, nous pourrions faire un concours de liens sur des sites ou blogs qui expriment différemment le Trou de la Sécu. Mais boff, pas la peine de perdre son temps. Le Trou de la Sécu c’est selon les fantasmes de chaque français, soit on est de gauche ou de droite, soit on est salarié du régime général ou artisan/commerçant, soit on altermondialiste ou sensé. Quoi qu’il en soit le trou est bien là; mais au fait s’il n’y avait pas de Sécu, il n’y aurait pas de trou. Donc soyons cartésien, supprimons la Sécu
“Distribuer le trop plein a ceux qui crevent la dalle, j’y pense tout les jours et j’espere arriver un jour a le faire de maniere efficace.”
C’est peut-être cela pour lequel tu es mal dans ta peau. Excuse-moi, mais c’est de plus en plus l’impression que tu me donnes.
Alors, pour crever l’abcès, qu’attends-tu pour faire comme disait le “Boss” : “Viens, laisse tout et suis-moi”. Mais pour faire cela, pas besoin de théorie, il suffit d’aller en Inde (par exemple), chez les filles de soeur Thérésa et de te lancer. Si tu veux, je connais une jeune fille qui a consacré 2 ans de sa vie avec cette “Grande Dame”. Elle pourra te renseigner et au fond de toi… il n’y aura plus de remord. Enfin, je te parle de ce cas; mais bien-sûr il y en a beaucoup d’autres. L’essentiel est d’être en harmonie avec ses convictions; mais faut-il encore le vouloir.
Concernant : “Combien le fils bussiness man du Marahana gagne-t-il grace a son implication dans l’industrie pharmaceutique indienne ?” As-tu déjà eu des chiffres exacts sur les richesses des business men dans le monde ? Si oui, ce n’est plus dans la recherche que tu devrais travailler mais dans la brigade financière d’interpol et encore, tu en seras le boss…
Ne t’inquiete pas je suis tres bien dans ma peau car en pleine harmonie avec mes convictions. Mes convictions c’est que je ne reglerais pas le probleme de la pauvrete d’ici la fin de ma vie et donc que je n’aurais jamais bonne conscience. C’est pas 2 ans en Inde ou 40 ans a Emaus ou des milliards de dollar (que Gates distribue) qui y changeront grand chose, ca serait trop facile. Ma conviction c’est que suivre la voie de Kant est la bonne. A savoir, penser chacune de ses actions en termes de consequence si tout le monde faisait la meme chose. Ainsi, on n’ajoute pas a la misere du monde. Ne pas en rajouter ce n’est certes pas la faire diminuer mais si personne n’en rajoutait elle diminuerait d’elle meme.
Un exemple au hasard, je n’acheterai jamais une action car je sais que le profit qu’elle genere est destructeur de vie a l’autre bout de la chaine. Ou encore je m’arrete toujours pour prendre un auto-stoppeur bref, ya pas besoin d’aller tres loin pour etre dans l’action.
C’est une façon de penser qui ne coûte rien en terme d’argent. Mais, je vois que tu dois avoir du sang d’Arverne; peut-être amasses-tu encore tes billets dans des lessiveuses ? comme certaines personnes agées de notre campagne le font encore
Heureusement il y a d’autres idées !
Comme je le disais, l’argent s’amasse tout seul quand on a la chance d’avoir un salaire superieur a ses besoins (ce qui a toujours ete le cas pour moi meme quand je vivais avec 1500 euros de bourse annuelle). J’ai effectivement l’habitude auvergnate de ne pas utiliser plus que necessaire (l’eau, l’electricite, l’argent etc…).
Il n’est pas surprenant que m’a facon de vivre ne coute rien en terme d’argent, car j’essaye de ne pas voir la vie en terme d’argent. C’est pour moi un outil d’auto-alienation dont il faut s’affranchir. Je pense que les gens ‘dans le besoin’ ont besoin d’amour (respect,confiance) et pas d’argent. L’image de la cage doree decrite dans l’arrache-coeur de B. Vian flotte dans mon subconscient.
On peut suivre d’autres chemins, l’essentiel est d’etre heureux.
Salut,
D’abord félicitation pour ton blog, bien documenté et régulièrement mis à jour. Tes notes sont intéressantes, les commentaires encore plus et les références pertinentes.
Néanmoins, je me permets de réagir à ta phrase : « A savoir, penser chacune de ses actions en termes de conséquence si tout le monde faisait la même chose. Ainsi, on n’ajoute pas à la misère du monde. Ne pas en rajouter ce n’est certes pas la faire diminuer mais si personne n’en rajoutait elle diminuerait d’elle même. ». C’est une bien belle pensée, mais c’est difficilement applicable. Chacune de nos actions a un effet souvent négatif, du fait de la société globale dans laquelle nous vivons de l’effet papillon. Quand tu vas revenir du Japon, tu vas probablement prendre l’avion qui est des moyens de transport les plus polluants qui soit. Dès que tu achètes quelque chose en magasin, tu participes à (dans le désordre) la montée des actions, au soutien de société qui s’applique sûrement pas le droit syndicale si elles sont implantés dans le tiers monde, à la pollutions (emballage), à la pollution (engrais utilisé pour les fruits, les légumes…). Quand tu fais un plein chez Shell ou Total, tu participes au soutien de la dictature au Soudan ou au mazoutage de la plage à 500 m de chez moi. (Je te conseille No Logo). Tu aimes faire de la course à pied : de quelle marque sont tes chaussures ? Regardes tu l’étiquette des vêtements que tu achètes ? Trouves-tu tous des aliments avec le logo alter-eco (car moi non, très peu de produits le sont) ? Ce n’est en aucun cas une critique de ta manière de vivre, mais à moins de se retirer du monde, il est difficile de ne pas participer au gâchis global.
J’estime qu’on peut mesurer les conséquences de ses actions mais comme pour la démocratie qui est le moins mauvais système, ou le bouddhisme la moins mauvaise religion (à mon sens), on peut vivre en faisant le moins de mal de possible mais on est toujours responsable de l’état du monde, à notre mesure.
Je ne sais pas si tu as lu No Logo, je te le conseille pour avoir une idée de la manière dont fonctionne le monde commerciale.
Pour finir, je dirai que malgré toute notre bonne volonté, nous finirons tous dans le mur. L’homme est un animal extraordinaire adapté pour la compétition. Mais ce qui nous était utile quand nous devions lutter contre les espèces ou entre tribus, nous retombent dessus maintenant. Et nous saccageons notre terrain de jeux (je crois qu’il y a un numéro de Sciences et vie là-dessus ce mois ci) car nous sommes trop compétitifs. Mais je ne m’inquiète pas trop, car même si nous nous anhilihons (guerre..) ou si l’écosystème globale s’en charge (théorie de Gaïa : un virus qui sortira de la savane ou même le dérèglement climatique), ça ne sera qu’une petite pause que quelques dizaines de milliers d’années, le temps d‘un soupir à l’échelle de la planète, et la vie refleurira. Je trouve en effet superbement prétentieux de penser que nous pourrions détruire la planète. Même avec une guerre atomique, la vie persistera sans aucun problème et nous aurons été qu’un essai infructueux. La vie trouve toujours son chemin. Alors soyons moins anthropocentriques, faisons du mieux pour les choses que nous maîtrisons, et laissons l’univers (ou la divinité qui vous agrée) s’occuper du reste.
Là, il n’y a pas de polémique à lancer…
sur ce qu’a écrit Christopheboutte et aussi la réponse de notre Webbloger sur le blog de l’ami breton(J’aime beaucoup Roscoff). Je suis d’accord avec ces deux “Comments”
P.S. : Si un virus sort de la savane, je serais peut-être le premier contaminé
Je n’ai jamais dit que c’etait facile de mettre en pratique ce que Kant nous indique de faire. Je n’ai meme pas dit que c’etait possible de le faire TOUT LE TEMPS, mais le faire le plus souvent possible serait deja efficace. Bien sur, je prendrais l’avion pour rentrer du Japon, mais je ne le prendrais pas si j’avais a faire Paris-Toulouse et si tout le monde ne prenait l’avion que pour faire plus de 4000 km ca changerait des choses deja.
Sur le destin de l’humanite, je partage tout a fait ton fatalisme. Je prevois juste une guerre avant un virus. Mais cela ne m’empeche pas d’essayer de faire mon possible pour l’empecher (tu connais surement l’histoire du colibri qui jette sa goutte d’eau sur l’incendie de foret), Je sais que je n’aurais jamais la conscience tranquille mais j’y travaille.
Mais… une guerre peut être bactériologique ! Donc vous auriez raison tous les deux.
Mais quelle perspective !!! Le trou s’assombrit à en devenir noir, très noir. Remarquez que tout cela est normal pour un planétologue
Ouah, mais je ne conseillerai jamais à mes petits enfants de se lancer dans ces études, car il est probable qu’avec la mécanique quantique et tout autre modélisation de ce type, leur cerveau sorte de l’orbite cranienne.
Etant très jeune, la BD “On a marché sur la lune” m’avait passionné. Adolescent, je rêvais d’astronomie et plus récemment, abandonnant le cinéma, j’ai voulu me lancer dans l’astronomie amateur; mais comme j’ai bien fait de poursuivre dans le visuel terrien. Au moins, en étant le témoin des merveilles de notre chère et bonne vieille Terre, on reste les pieds sur terre et comme on est heureux !!!
Zut, j’ai oublié cette remarque (Envoi trop rapide): Vu tes dons de prévoyance, ne devrait-on pas t’appeler “Nostra-interlopus” ?
Avant de repondre je voudrais etre sur que je comprends bien le message du commentaire 15 (qui est d’ailleurs le meme que celui du 2, 4 et 9,11 du post du 16.01.07 et 12 du post du 13.01.07 ). Voila ce je comprends, “mieux vaux ne pas trop reflechir pour etre heureux, soyons positif”. Je cite au hasard ‘Bref, tu veux passer une vie heureuse ? Ben, avec toutes les questions que tu te poses « t’es mal barré mon gaaars » ou Pourquoi tant de pessimisme ? mais il y en aurait bien d’autres.
La voie de l’ignorance et du positivisme peut effectivement apparaitre comme un chemin vers le bonheur. Si l’on prend par exemple ‘Malabar (boxer en anglais)’ le cheval de la ‘Ferme des animaux’ qui peut dire qu’il n’a pas eu une vie heureuse, travaillant dur avec enthousiasme ?
Le vieil ane Benjamin lui “s’acquittait de sa besogne de la même manière lente et têtue, sans jamais renâcler, mais sans zèle inutile non plus“, fataliste il repetait « Les ânes ont la vie dure. Aucun de vous n’a jamais vu mourir un âne ».
Je me sens assez proche du second et le bonheur de Malabar ne me suffit pas. Surement parce que je pense qu’on ne pas etre heureux tout seul.
Je ne dis pas qu’il ne faut pas réfléchir; mais je dis qu’il est tout de même dommage de ne voir que la vie en noir. Il y a autre chose à voir et à faire dans la vie que de se morfondre dans un studio et à recevoir tout le poids du monde sur les épaules. Même au Japon, si tu veux accomplir tes idées, je suis certain qu’il existe des associations qui aident les autres. Eh bien, va à leur rencontre et tu t’éclateras dans la joie par le bien que tu auras fait à tes semblables. Tu as écrit dans le post 5 : “La pensee que la soupiere, qui se remplie petit a petit dans mon frigo, a servi et servira encore a nourrir quelqu’un qui en a besoin est une de mes sources de bonheur.”. Eh bien, n’attends pas que ta soupière soit pleine, car elle va déborder et salir ton frigo et… ta pensée par le remord.
Et puis, il y a d’autres associations de tout poil (moi-même j’ai eu des responsabilités pendant 30 ans dans des associations culturelles et sportives) parmi lesquelles tu trouverais des personnes qui ont une soif de vie, une vision de la vie beaucoup plus positive que la tienne. Certes, ils ne vont pas se demander si cela vaut la peine ou non de bâtir un projet culturelle ou humanitaire, ils ne vont pas se référer à des livres de très haute culture comme ceux dont tu te réfères, ils n’analysent pas le pour et/ou le contre, ils foncent car ils en ont envie, ils ont la foi !!!!!
Demande donc à ces gens s’ils sont des moules… Si tu penses vraiment qu’ils sont ainsi, alors je crois qu’on n’est pas sur la même longueur d’onde et dans ce cas, je préfère arrêter ces discussions stériles qui tournent en rond.
Souvent l’ecrit engendre l’incomprehension. Je me rends compte que l’allegorie des moules sur leur rocher etait ambigue. Je l’ai d’ailleurs retiree de mon commentaire. Dans mon esprit elle ne se voulait pas insultante.
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Je n’ai aucun grief contre les gens positifs qui foncent sans ‘perdre leur temps’ a analyser le pour et le contre. Ils me sont tres sympathiques (comme le brave Malabar). Le fait est que la reflexion me satisfait plus que l’action, que je pense plus efficace d’en faire peu mais “reflechi” que d’en faire beaucoup ’spontanement’. Pour prendre un exemple image, imaginons un geologue qui cherche un caillou pour completer sa collection. Il peut soit se promener dans la montagne au hasard, scruter le sol attentivement, ne pas compter ses kilometres de marche . Soit il peut s’assoir dans son bureau, consulter la carte geologique de la region, reflechir ou le caillou cherche a le plus de chance de se trouver et finalement n’inspecter que cette region restrainte. Les deux trouveront surement leur caillou. Je ne dirais pas qu’une methode est meilleure que l’autre. Je suis de ceux qui utilise la seconde methode. Surement par economie d’energie, parce qu’il est plus facile pour moi de reflechir que de gambader. Que ceux pour qui il est plus facile de gambader gambadent, je me rejouis pour eux
Pour la soupiere, elle ne debordera pas, ne t’inquiete pas, elle ne se remplit pas si vite que ca et je distribue un peu de soupe de temps en temps (apres avoir reflechi).
Enfin je ne vois pas la vie en noir. J’essaye de la voir comme elle est. Le fataliste n’est pas pessimiste. Enfin, je pense qu’aucune discussion n’est jamais sterile, on apprend toujours quelquechose si l’on accepte d’ecouter. Je suis tres content de m’etre lancer dans ce blog, j’ai appris beaucoup en 1 mois
California campuses resist industry restrictions
Sur le sujet du lobbying pharmaceutique aux USA.
Ce petit article dans Nature et son corolaire (Nature 448, 388 (26 July 2007) | doi:10.1038/448388a), mentionne l’initiative des Universite publiques de Californie pour eviter que les nombreuses derives (resultats qui fachent renger dans les placards car dependence financiere des chercheurs, etc…) Evidemment, les mandarins qui beneficie de la ‘unrestricted’ money freinent des 4 fers mais au moins ca va dans le bon sens. Et dire qu’on veut (encore) diminuer les credits publiques allouer aux Universites en France. Meme les americains se rendent compte de leur erreurs, et on va faire les memes… C’est triste
Hello l’expatrié volontaire
Toujours pas heureux ? Mais au fait pourquoi tu te fais du souci pour les Universités en France, puisque tu as écrit toi-même que tu voulais fuir la France.
Au fait,ceux qui critiquaient le projet Sarko avant les élections, comme Kouchner ou DSK ou même le fameux Jack (lui-même défenseur des Univ.), disent maintenant que c’est super ce que fait Sarko. Ben oui, il paraît qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Oups, rien à voir avec toi qui, de toute façon, te trouve à des années lumière de la Terre.
Triste ? Vous avez dit triste ? En général, la tristesse n’existe pas dans les endroits les plus pauvres du monde, d’où le titre évoquateur “La cité de la Joie”; mais elle trouve largement sa place dans les endroits les plus nantis de notre planête.
Moralité : Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
Pour justifier ce que je viens d’écrire sur la tristesse, rendez-vous sur mon site. Je viens de faire un reportage sur le festival international de folklore d’Ambert et regardez bien: Les plus gais se sont les cubains, les ukrainiens, Vietnamiens. Je dirais “les moins gais” se sont les espagnols, les hollandais, les français, etc… A vous d’en faire vos propres conclusions. Pour ma part, je les ai vus et photographiés. Sur mon site, vous ne verrez que leur moment de gloire; mais pour faire de telles photos il faut partager quelques bons moments avec eux (repas, répétition, chevilles foulées, etc…). Alors la relation entre le photographe et son sujet est plus facile et là, j’ai vraiment pu me rendre compte que la tristesse était surtout inscrite sur nos visages européens.
Bisous à tous
Roger
La pétition de Medecins Sans Frontières évoquée dans le billet semble avoir servi a quelque chose, ou alors -pour les cyniques- la justice indienne en défendant ses entrepreneurs a défendu les malades sans le sous.
Polémique sur les brevets de médicaments : la justice indienne déboute Novartis (LE MONDE | 07.08.07)
Connaissez-vous S.A.L.I.F. ? C’est “Solidarité Afrique Livradois Forez”. Voici leur lien : http://perso.orange.fr/cyclo-les.copains/salif/ Ils cherchent des donateurs et/ou bénévoles pour leur 3ème expédition en Afrique qui devrait aller jusqu’au Mali. J’ai deux de mes amis dans le bureau et je vais leur faire de la pub, à mon avis c’est mieux que de courrir après des pensées hautement phylosophiques sur l’Afrique ou de courrir tout court…