Des notre premier contact, en classe de seconde, j’ai eu un mauvais feeling avec ‘les sciences économiques‘. Le toc de notre professeur (qui utilisait ‘j’allais presque dire‘ en guise de virgule) permettait de passer le temps (on comptait le nombre d’occurrence) mais je ne voyais pas d’intérêt aux concepts (et a A. Riboud) dont elle nous parlait avec enthousiasme. La micro, la macro, la finance comme tout ce qui touchait a l’argent me paraissait (et c’est toujours le cas) loin de l’Homme et indigne d’intérêt. Et puis en grandissant, je me suis aperçu que l’économie (B) était politique et que les économistes étaient les ‘guides’ des décideurs politiques (comme les astrologues en leur temps).
Une fois l’intérêt perçu, j’ai entrepris de comprendre.
Dans un commentaire Roger faisait référence a un de ces nouveaux ‘grand prêtre’, A.Wolfelsperger et (comme le hasard fait souvent bien les choses) j’ai récemment entendu l’opinion d’un ‘ex-grand prêtre’, un dissident, F. Lordon. Commenter le bien fonde scientifique des écrits de ces ’sachants’ (comme disait mon grand-père), serait bien orgueilleux (Lisez et ecoutez, vous choisirez vous même celui que vous voulez croire). Un peu comme si je prétendais apprendre a faire du vélo a L.Armstrong. Cependant, sur le ‘pourquoi on pédale et avec quels moyens‘, je pense que l’exemple de L.Armstrong ne vaut pas grand chose et que nous sommes tous tout autant qualifies que lui pour répondre à cette question.
Avant d’entrer dans un expose, qui entrainera surement des réactions
, il me semble bon de bien définir ce dont on va parler. A savoir le néo-libéralisme, paradigme actuel de la pense économique (au moins en occident). Je vous convie donc a la lecture de la page ‘Quelques Notes sur le Néo-Libéralisme‘ dans la rubrique ‘idées interlopes‘.
En résumé, l’idéologie néolibérale est fondée sur la croyance qu’une société régie par les lois du marché libre (le ‘laisser-faire’) serait économiquement ‘parfaite’. Que la distribution des richesses se ferait automatiquement de manière optimale. Que toute entrave à la liberté individuelle est à proscrire.
Il est interessant de noter qu’un des objectifs néolibéraux (selon Smith) est le même que celui du communisme (selon Marx) ou de l’anarchisme (selon Proudhon) : la disparition de l’État. Idéal que je partage, d’ailleurs.
Le problème a mon avis avec les Idéologies (doctrines) c’est qu’elles décrivent des Idéaux que rien ne peut garantir. Tout le monde aura je pense note que le résultat de l’application du marxisme en URSS a été très différent de celui attendu par Marx.
La seule façon de juger de leur efficacité ne me semble pas dans les limbes mais dans le présent.
Dans l’objectif de justice social et de Paix, K. Marx préconisait 1)la révolution violente 2)la mise en place d’un état omniscient (socialisme de guerre) et 3) la disparition de cet État devenu inutile (communisme). Pour arriver à son idéal, il disait inévitable de passer par son exacte opposé (la guerre et le pouvoir concentrer dans les mains de l’État). Ca n’a pas marche ….
Dans l’objectif de Liberté individuelle infinie, A. Smith préconise de laisser faire la loi ‘naturelle’ du marche (la main invisible). Il prédit que la distribution se fera de manière optimale pour chacun. Après 30 ans d’applications de cette doctrine. Que voit on dans les faits? Le fosse entre les plus pauvres et le plus riches ne cesse d’augmenter, les crises boursières se succèdent. Les grands prêtres nous disent que c’est transitoire… Pour arriver a leur objectif, ils pensent inévitable d’avoir à passer par son exacte contraire. Ca ne marchera pas …
Pour moi, l’important c’est la cohérence entre le chemin et l’objectif. Et sur ce point les frères ennemis sont renvoyés dos à dos. L’objectif ne sera peut être jamais atteint alors concentrons nous sur le chemin. Qui veut la paix, ne fait pas la guerre (même si Mr Bush le clame).
J’aurais une autre objection à l’analyse économique néolibéral, d’ordre plus technique. Il me parait injustifié d’exclure les interactions entre les objets d’etude (à savoir les individus). L’approximation visant à considérer que le comportement d’un groupe de 10 individus face à une situation est la même que la somme des comportements de chacun de ces individus pris séparément me parait TRES grossière. L’instinct de groupe (l’interaction) change complement la réaction des individus, allez a Geoffroy Guichard une fois, vous en aurez un un bel exemple
. L’Homme est un animal social, l’interaction fait partie de lui. Et pas seulement l’interaction avec les autres hommes mais celle qu’il a avec les animaux, les plantes, le vent. L’Hypothèse Gaia se vérifie tous les jours.
Cette objection a un corrolaire en terme de définition du mot Liberté. Ma croyance (puisque je n’ai pas de preuve, c’est le mot juste) est que la Liberté (comme le Bonheur) ne peut pas être individuelle. On ne peut pas être libre tout seul. Ou comme disait J.J. Rousseau: ‘L’instauration de la liberté civile suppose non pas une limitation de la liberté naturelle, mais son abandon pur et simple’.
La nuance entre ‘la Liberte s’arrête, la ou commence celle des autres‘ et ‘la Liberte des autres etend la mienne à l’infini‘ (Bakounine) me parait fondamentale.
Tout ça c’est la faute des Templiers !
A partir du moment où l’argent avait une valeur fixe, ça tenait, mais mon avis est que l’introduction du système d’intérêt où la valeur de l’argent fluctue de manière temporelle (système mis en place par les templiers lors de leurs déplacements d’europe jusqu’en terre sainte), c’est à dire où l’argent a une valeur monétaire autre que sa valeur marchande, a commencé à pervertir le système. Les systèmes d’intérêts a généré tout notre système actuel, qui a abouti au Dieu Marché, la spéculation… . Comment se fait il que lors de l’effondrement boursier de 1929, une misère noire s’est abattue sur les Etats-Unis, alors que finalement il y avait toujours autant de pommes de terre, de vaches, de minéraux, bref il n’y a pas eu disparition des matières premières ! J’aimerai m’étendre sur le sujet mais là je dois partir, j’essayerai d’ajouter quelque chose de moins simpliste et avec un plein de mots contenant un maximum de consonnes, des références à des économistes tchèques et des politologues Inuits, comme notre cher hp21. bon week end.