Il y a peu, je parlais de l’Afrique et j’y reviens car il s’y passe des choses beaucoup plus sérieuses que les prestations télévisuelles de candidats à la présidence française. En plus, ça va me permettre de rebondir sur les intéressants commentaires de mon précédent billet.
BOING ! (c’est le bruit que je fais quand je rebondis sur le commentaire de Julien) L’Afrique n’est pas Une, elle est Multiple. Que des frontières existent nul ne peut le nier. Que la présence de frontières puissent être utile au bonheur des peuples africains, c’est fort possible. Mais que ces frontières utiles correspondent à celles tracées il y à 50 ans par des Européens, serait un coup de chance énorme. Les Européens n’ont même pas été capable de tracer des frontières ‘utiles’ dans les Balkans, au sein même de l’Europe… Que les peuples africains retracent leur frontières eux-même, voila mon souhait et pacifiquement bien sur.
En attendant, comme je ne connais pas les noms et la géographie que les africains inventeront (ou recycleront), je suis coincé et je dois utiliser les termes existants (croyez bien que ça m’énerve ;-/ ).
En Guinée, nous assistons en direct à une révolution. Comme le dit Ben Yahmed (dans J.A.) , les Guinéens sont à bout. Après un demi-siècle de dictature, ils veulent la démocratie.
Que font les démocraties occidentales ? Les États-Unis si prompte à chasser le dictateur Irakien ? L’Europe ?
Elles condamnent la répression du pouvoir, promettent de juger les coupables et font pression pour que les parties en présence (Les syndicats et l’état) dialoguent.
Que fait le reste des dirigeants de l’Afrique ?
L’Union africaine (UA), condamne “l’usage disproportionné de la force contre les populations civiles“, et craint que l’état de siège “ne conduise à une instabilité encore plus grande“.
En d’autres termes, les dictateurs s’inquiètent que l’exemple du peuple guinéen ne soit suivit dans leur propre pays. Les démocrates ont la même inquiétude mais ils y rajoutent un peu de compassion pour ceux qui sont morts. Ils ont tous lu Machiavel et conseillent gentiment à leur collègue Conté de lâcher un peu la bride. D’être un peu plus fin dans son oppression (comme Ben Ali par exemple).
Les noms des coupables de la répression, je ne me permettrais pas de les donner avant leur jugement. Je vais juste proposé une liste de suspects et je pense qu’a sa lecture vous commencerez à avoir comme moi des doutes sur la réalité de la réalisation du jugement promis par l’Europe.
- Le président Lansana Conté
- Les généraux de l’armée Guinéene
- Les fournisseurs et formateurs de l’armée Guinéene (C’est nous
entre autres )
Je ne serais pas long mais ce qui ce passe en Somalie est également très sérieux. Les USA, dans leur chasse paranoïaque, voient AlQuaida partout et jouent les apprentis sorciers. Le résultat de leurs manoeuvres en terme de mort de civils innocents n’est pas encore publié mais la plupart des analystes, comme l’éthiopien M. Hassan, ne sont pas très optimistes.
bizarre, je tapais le nom de ton site sur google et il y a un site de soutien à José Bové qui porte le même nom. C’est une coencidence? Qu’est-ce que ça veut dire homo politicus interlopus?
Sinon, intéressant tes dernières nouvelles de l’Afrique…
J’aurais peut-être le temps de caser, si les discussions l’amènent quelques trucs sur le génocide rwandais qui m’a hanté pendant 3 semaines (lecture de “une saison de machette”… que je déconseille, c’est trop horrible).
A +
Julien
Curieux de savoir s’il y a avait plusieurs HPI, j’ai fait la même recherche que toi. C’est bien de moi qu’il s’agit. Et voila l’explication. J’ai posté sur le site Unisavecbove ma proposition de Mandat Spatio-Temporel Unique (je l’ai d’ailleurs posté aussi chez Royal, Bayrou et l’autre campagne).
Je ferais d’ailleurs bientôt un bilan des réactions de ces sites à ma proposition.
Pour la signification d’HPI, jette un oeil à la page ‘Auteur Interlope‘ et à ce commentaire.
12 tués par des tirs d’obus de mortier à Mogadiscio
Plusieurs milliers d’habitants fuient Mogadiscio secouée par des attaques
Voila les effets de la politique US en Somalie qui commencent à etre publiés.
Ben voyons !
effectivement, le lien est un poil rapide… les US ne tirent quand même pas toutes les ficelles (à part quand ils assassinent comme Allende, mais ce n’est pas le cas)! faudrait voir un peu la genèse de ce conflit et les déterminants historiques. Et nom de nom, c’est vrai qu’on a des intérêts en Afrique mais est-ce que les “occidentaux” doivent être à l’origine et tirent profits de tous les conflits… faut pas exagérer!
C’est tout à fait la synthèse de ce que je pense !
Certes je ne connais pas toute l’Afrique, car c’est un continent immense et ce n’est pas mes onze voyages au Kenya, Tanzanie, Afrique du Sud et Namibie qui me permettent de juger objectivement de ce qui se “trame” dans ces pays. Cependant, prenons le cas par exemple du Kenya et de la Tanzanie (que je connais un peu). C’est vrai, ces deux pays étaient réunis sous la colonisation et ont été séparés par une frontière tracée arbitrairement au cordeau. A l’heure actuelle, il ne faut surtout pas confondre un Kenyan avec un Tanzanien. Ce n’est tout de même pas la faute de la colonisation si un Kenyan ne veut pas être pris pour un Tanzanien et vice et versa ? Dans ces deux pays, les colons anglais ont su leur faire préserver les grands espaces sauvages, ce que nous français n’avons pas su faire. Ce sont LEUR patrimoine et ils savent très bien les gérer grâce, bien-sûr, à l’argent que les occidentaux et asiatiques leur apportent. Je serais plus réservé quant à la finance que leur donne les organisations de santé comme l’OMS. Je prends comme exemple l’éradication de la maladie du sommeil qui était réelle (l’éradication) au départ des anglais. Cette maladie repart de plus belle, pourquoi ? Parce que l’argent qui leur avait été confié pour la lutte contre la Tsé-Tsé est partie dans les poches de dirigeants africains.
Faire un grand pays uni de l’Afrique (au moins noire) reste, pour l’instant, qu’un doux rêve, tant qu’ils ne mettront pas fin à la lutte entre ethnies. OK, notre Webbloger va écrire que c’est voulu et entretenu par les occidentaux. Je ne crois pas que cela soit aussi simple que cela. Un exemple dont j’ai été témoin : Il existe encore des luttes sporadiques, mais mortelles, entre les Datogas et les Masais à cause de leurs troupeaux (ils se volent leur bêtes). Qu’auraient le profit des occidentaux dans de telles luttes fratricides ?
Ben oui, ceci n’est qu’un détail va-t-on dire; mais des détails comme ceux-là, il y en a partout en Afrique. Pour ma part, j’aime l’Afrique et je souhaiterais que ces querelles disparaissent; mais ils ne comprennent pas lorsque je leur dis que je ne comprends pas ! “Soit Africain et tu comprendras” me répondent-ils.
Bref, l’animosité est dans tout être humain et avant de donner des leçons de bonne conduite, commençons à balayer devant notre porte et construisons l’Europe en paix
Pour terminer, voici deux pensées de sages africains :
1)
“C’est grâce aux conflits que nous apprenons à nous connaître et nous découvrons de nouvelles situations pour faire usage de nos dons”
Sobonfu Somé
Evidemment, le mot “conflit” est dans le sens verbal; mais le verbe est trop souvent remplacé par l’action…
2) “L’argent est bien, mais l’homme est meilleur, parce qu’il répond quand on l’appelle”
Tradition orale de l’Afrique de l’Ouest
No comment
Je vois que nous sommes d’accord
Si, Si
)
Si vous relisez mon billet vous verrez que je ne dit pas autre chose que ce que vous dites dans vos commentaires. A savoir que :
* la responsabilite doit se juger a l’aune du pouvoir que l’ont detient. Ceux qui ont le plus de pouvoir de changer les choses c’est evidemment les dirigeants africains puis viennent les dirigeants occidentaux (dans certains cas c’est l’inverse mais j’admets que c’est l’exception). Pour ceux qui en tirent le plus de profit, c’est la meme hierarchie.
* les “conflits” (le plus verbal possible ) sont necessaires, c’est ainsi que l’on atteind le ‘meilleur’ equilibre.
Si j’etais guineen, je m’attaquerais au responsable premier (Conte) comme ils le font. En tant que Francais, je m’attaque au responsable second (Chirac qui soutient Conte comme il soutenait Mobutu il y a 20 ans).
Chaque fois qu’un chef d’etat occidental va serrer la main d’un dictateur africain, il l’aide a oppresser son peuple (les quelques bougres qui auraient des envies de rebellion se disent ‘est-ce bien la peine de vouloir la democratie, si meme les democrates sont du cote du dictateur ? ‘). Faire passer le message que le peuple francais soutient le peuple africain (comme le puissant francais soutient le puissant africain) m’apparait comme le coup de pouce minimum que l’on puisse donner a l’afrique.
Mon souhait est qu’ils construisent leur avenir eux-meme et mon message est qu’ils ont (le peuple pas les pourris au pouvoir) toute ma confiance pour le faire. S’ils ont besoin de conseils qu’ils n’hesitent pas a en demander mais ce n’ai certainement pas a nous (ONU, FMI, etc..) d’en imposer/donner, ni d’etre mecontent s’ils decident de ne pas les suivrent.
Julien, pour l’historique du nouveau conflit somalien, l’article de Hassan (lien dans mon post) est assez educatif (si tu ne l’a pas deja lu
C’est vrai, ces deux pays étaient réunis sous la colonisation et ont été séparés par une frontière tracée arbitrairement au cordeau. A l’heure actuelle, il ne faut surtout pas confondre un Kenyan avec un Tanzanien. Ce n’est tout de même pas la faute de la colonisation si un Kenyan ne veut pas être pris pour un Tanzanien et vice et versa ?
Je ne connais pas assez le cas Kenyan pour repondre directement mais je pense que le cas Ivoirien est assez similaire. En cote d’Ivoire aussi 40 ans ont suffit a forger un esprit national a partir de rien. En unifiant des groupes tres differents. C’etait dans l’interet d’Hophouet-Boigny, dans l’interet de la France et dans l’interet economique (donc de celui du peuple). Ce patriotisme impose (toujours par une dictature) est cependant artificiel (une nation ne se forme pas en 50 ans …) et on en voit les limites aujourd’hui (pays coupe en deux). Le sentiment ethnique (cultuel, culturel, linguistique) refait surface tres facilement et s’il peut servir a la lutte pour le pouvoir il est utilise sans vergogne.
Ce que je veux dire c’est que deux groupes (A et B) qui se sentent differents depuis des siecles se definissent aujourd’hui d’apres les termes post-coloniaux (C et D). Si les ensembles A=C et B=D alors la colonisation n’a rien changee (elle n’y est pour rien si C=A different de D=A). Mais au niveau des frontieres ‘artificielles’ souvent on retrouve des A dans C et D (ainsi que des B dans C et D). Dans ce cas, (C different de D) n’est plus du tout equivalent a (A different de B), et on peut dire que la colonisation est pour quelquechose dans le fait que C different de D. En europe, ca donne lieu a la guerre du kosovo par exemple et en Afrique c’est une des causes de guerre aussi.’
Un dernier exemple, juste pour compliquer. La difference entre Haitien et Guadeloupeen, elle vient d’ou ?
Ouh la la, quelle théorie !!!
) , à savoir :
Matérialiser par des ensembles la population africaine, alors là il fallait le faire. As-tu pris en compte les populations nomades qui migrent d’un pays à l’autre comme les Masais ou les Touaregs ? Cela complique énormément les probabilités et donc les résultats. Si oui, les résultats seraient donc fonction de la pluie et du beau temps; car les peuples comme les Masais, migrent selon la saison des pluies. Lorsqu’ils n’ont pas assez d’herbe pour leurs troupeaux, ils passent de Tanzanie au Kenya, voire plus loin, et vice-versa. Je serais fortement tenter de faire une conclusion à la Fernand RAYNAUD (grand véritable Arverne
Les résultats de l’étude de notre grand ethno-econo-politologue sont fonction de :
1- “Ben, ça dépend s’il y’a du vent, s’il fait beau, s’il fait chaud…”.
2- “Ca dépend aussi de la force du vent qui pousse les nuages, qui font tomber l’eau, qui fait pousser l’herbe, qui fait venir les migrants selon la formule e=1/2 mV2″
Vous en déduirez chers amis bloggeurs ce que vous voudrez; mais on s’est bien casser la tête…pour rien
Très juste, je n’avais pas pensé à la variable temporelle. On en arrive donc à la conclusion qu’un Massai (A) est Kenyan(C) la moitié de l’année et Tanzanien(D) l’autre moitié (A=C=D). Ce qui confirme bien l’absurdité des frontières actuelles, et le fait d’assimiler Massai a Kenyan. Je pense que le Massai est fier d’être Massai et quand il utilise le terme Kenyan car il pense être mieux compris par les ‘bwanas’ à qui il parle.
On ne se casse jamais la tête pour rien
Surtout que les ethnies en conflit vivent déjà sur les mêmes lieux. Le conflit ivoirien n’oppose pas deux ethnies vivant sur des territoires différents! Il s’explique en partie par le fait que des travailleurs pauvres (essentiellement du Burkina d’où le concept d’ivoirité) sont venus travailler pour des propriétaires ivoiriens. Par leur travail, devenant plus riche et propriétaire à leur tour, ces travailleurs ont suscité la jalousie des ivoiriens (propriétaires historiques). Gbagbo a alors profité de cette jalousie (sentiment le mieux partagé du monde, voir le français moyen et l’image du “banquier juif” en 40) pour se reconstruire une légitimité qui allait de soit quand il pouvait redistribuer la manne des exportations agricoles et de l’aide au développement.
Elle est où la frontière? Sans elle, il se serait passé la même chose… Effectivement, on ne parlerait alors pas d’ivoirité mais on reviendrait au bon vieux conflit ethnique d’antan!
Ce que tu appelles les Burkinabés étaient en Cote d’ivoire avant que la Cote d’ivoire n’existe. Tous le nord du pays a du sang “Burkinabé”.
La création de la frontière (et leur utilisation politique) a rendu ‘étrangers’ des habitants (plus de 30% des habitants). S’il n’y avait pas eu de tracé d’une ‘mauvaise’ frontière (qui n’est restée stable que grâce à la dictature) on n’aurait pas de partition aujourd’hui. On ne peut pas séparer ce qui n’est pas aggloméré. Il y aurait peut être un autre conflit mais certainement pas le même.
L’Ivoirité a été la première idée de Bédié pour garder le pouvoir après la mort du ‘Vieux’, Gbagbo s’en sert à son tour. Un pays artificiel ne tient pas en temps de démocratie, pour maintenir l’unité forcée, ya pas trente mille solutions: la dictature ou la guerre. C’est cela à quoi on assiste.
“Je pense que le Massai est fier d’être Massai…”
Eh oui, comme un véritable Arverne est fier d’être Auvergnat, comme un Breton, comme un basque, etc…
C’est tout de même paradoxal : Plus on veut unifier par l’Europe, plus les minorités veulent la séparation.
“…et quand il utilise le terme Kenyan car il pense être mieux compris par les ‘bwanas’ à qui il parle…”
Pour un bwana comme toi peut-être. Pour un bwana comme moi, non ! car je sais que les Masais ne sont ni Kenyans ni Tanzaniens, d’ailleurs lors des recensements, le gouvernement n’en tient pas compte. Il y a une population Masai, c’est tout. Information prise directement sur le terrain et non dans les bouquins
100% d’accord avec Julien !
Guillaume, tu rejoins ce que je voulais dire. Le terme Burkinabé n’est qu’un prétexte pour désigner une population donnée par opposition à l’ivoirité. Mais ça n’empêche pas que les germes du conflit existaient. Si l’identifiant “ivoirité” n’avait pas été là, ils auraient trouvé autre chose.
On trouve toujours un prétexte quand on a besoin d’une guerre civile! des templiers à la guerre de sécession…
“…on reviendrait au bon vieux conflit ethnique d’antan!”.
ATTENTION Julien, tu vas irriter notre gourou; car un conflit n’est jamais “BON”
P.S. : Dans le cas où il y aurait incompréhension sur le post précédent, l’hypothèse est que le mot “conflit” se comprends sous la forme de conflits armés. Je suppose que c’est bien de cela dont voulait parler Julien ???
J’ai dit ‘la violence est toujours une défaite‘ et je le maintiens. Parfois les conflits (ou la violence) accouchent de bonnes choses mais je pense que ces bonnes choses auraient pu être atteintes sans violence. Les germes du conflit sont présentes de partout et en tout temps, ces tensions ne sont pas mauvaises en elle-même, elles sont même source de vie. Le tout est de bien s’en servir.
Merci pour l’info
Si même le gouvernement du pays ‘artificiel’ Kenya ne tient pas compte des nationalités ‘artificielles’ lors des recensements, c’est bon signe
OK, mais il n’est pas rare qu’un conflit dégénère en violence. L’histoire de l’humanité est un canevas de conflits violents (puisqu’il faut écrire les mots). Dans la grande majorité des cerveaux humains le mot conflit = violence. D’où…
“Si même le gouvernement du pays ‘artificiel’ Kenya” :
Ben, va dire cela aux Kenyans, mais heu, je ne serai pas avec toi.
“… ne tient pas compte des nationalités ‘artificielles’ lors des recensements…” : Appeler le peuple Masai une ‘nationalité artificielle’, il faut vraiment avoir l’esprit comme les Faux de Verzy
Bon, je crois que l’on est reparti vers la complexité. Donc, dixit le commentaire de Mathilde qui fait référence, revenir les pieds sur terre !
La nationalité artificielle dont je parlais ce n’était pas les massais mais les “kenyans”.
Je veux bien dire a un kenyan que la nation kenyane est artificielle, je suis sur qu’il comprendra mon propos. En tout cas, j’ai déja dit a un ivoirien que la nation ivoirienne était artificielle et il a acquiescé après réflexion. Je pense vraiment qu’une nation ne se fonde pas en 50 ans.
Tu as bien écrit : “Si même le gouvernement du pays ‘artificiel’ Kenya ne tient pas compte des nationalités ‘artificielles’ lors des recensements, c’est bon signe”. Et j’écrivais bien : “car je sais que les Masais ne sont ni Kenyans ni Tanzaniens, d’ailleurs lors des recensements, le gouvernement n’en tient pas compte. Il y a une population Masai, c’est tout.”. Donc, ce dont le gouvernement Kenyan ne tient pas compte ce sont bien des Masais !
=> Masais (pour moi) = “nationalités artificielles” (pour toi)
ou alors on ne parle pas la même langue
ok c’était pas clair. Je me suis mal exprime, désolé.
‘Sur le plan diplomatique, l’administration Bush s’est rapprochée de l’Ethiopie, pour un faire son principal allié et gendarme dans la région. Une centaine de militaires américains entraînent ses troupes. Et Washington a fermement soutenu son incursion en Somalie, qu’elle a vraisemblablement appuyée avec ses avions de reconnaissance. ‘
Au sujet de l’implication US en Somalie je vous laisse lire, l’article du Monde et celui du New-York Times du 23 fevrier. Ils confirment ce que je disais. Je cite au hasard
Reponse au commentaire de Julien (bizarrement place sur un autre billet).
Je ne discuterais pas le cas Poutine, je n’ai pas etudie le probleme. Au sujet de la Somalie, je connaissais la theorie du Monde Diplo et je ne l’avais pas mentionnee pour le simple fait que tu soulignes (tribunaux islamiques preferables aux seigneurs de guerre). Je pense que ce qui est preferable pour le peuple somalien, c’est ce que le peuple somalien choisi. C’est le meme probleme en Afganisthan, en Irak etc…
Le fait est que l’imperialisme americain existe (le chinois aussi, etc…). Ceux qui sont puissants ont tendance a utiliser leur pouvoir pour imposer leur interet. On en revient toujours a cette gestion du pouvoir qui est difficile (cf. ce billet).
Je ne sais pas ce que tu nommes la theorie du complot. Les faits sont que les services secrets existent dans tous les etats et que leur boulot c’est la manipulation. L’utilisation d’un groupe contre un autre (cf. l’armement de Ben Laden quand il combattait les russes en Afghanistan) est une de leur methode mais il y a aussi la desinformation, etc… Ce n’est pas de la paranoai, c’est leur boulot. Que parfois certains services regroupent leurs forces s’ils ont un interet commun ne me parait pas inconcevable. Tirer des conclusions est tres difficile parceque les specialistes de la desinformation sont tres forts. Ils font tres bien leur boulot. Je pense que ne pas etre trop naif peut aider a mieux comprendre, et que bien sur il faut eviter de generaliser et caricaturer.
“Je pense que ne pas etre trop naif peut aider a mieux comprendre, et que bien sur il faut eviter de generaliser et caricaturer.”
Eh ben voilà ! Et si l’on changeait de cap ?
Si l’on regardait maintenant ce que l’on trouve de positifs dans les différents systèmes ?
je suis d’accord sur les services secrets et tout le bataclan. Ce que je voulais dire, c’est qu’il ne faut pas exagérer leur influence. Ils attisent…ils manipulent… ça aboutit parfois sur des guerres absurdes mais ils ne contrôlent pas tout. Et se concentrer quasi-exclusivement là-dessus peut amener à exagérer leurs rôles (même si bien évidemment, c’est par là que nos gouvernements peuvent faire des trucs affreux et dont on est finalement un peu responsable…). Ce n’est d’ailleurs pas tellement ce que tu fais mais j’ai écrit ça par rapport au billet sur la Somalie et le “penser global agir local” qui m’ont fait penser au monde diplo qu’une copine nous a laissé… bref pour alimenter la machine, dr Frankenstein
Salut à tous,
Eh bien, c’est le black out complet ?
Ou alors, êtes-vous aller à la recherche du p’tit Romain en Ethiopie ? Il a téléphoné hier à sa Chérie. Tout va bien; mais la rage au ventre pour ce qu’il devait faire et qu’il n’a pas fait.
Ah l’Afrique ! Tiens, c’est p’têt bien encore à cause des Français tout cela.