Le récent commentaire de Mathilde sonne très juste.
“On arrive au même conclusion que les ‘grands’ philosophes si on réfléchit un peu”
En plus même avec des journée de 48h on n’aurait pas le temps de tout lire …
Je n’ai pas lu tout Kant, et même si je l’avais lu je n’aurais retenu que ce qui m’intéresse. D’un autre coté, on n’invente rarement et ce serait bête de ne pas profiter des réflexions des autres pour aller plus loin. D’ailleurs, c’est comme ça que je fais mon boulot de chercheur et que j’écris ce blog. Je réfléchis à une question soulevée par l’actualité,une fois que je me suis fait un avis, je fais des recherches pour voir si personne n’avait eu le même avis avant. C’est toujours le cas
. En même temps que les arguments (auxquels je n’avais pas pensés) soutenant mon intuition, je prends connaissances des arguments opposés (avec le web c’est très pratique). Je re-réfléchis sur la base de mes nouvelles découvertes et finalement, j’écris mon billet. Et je suis heureux car je me couche moins bête que la veille
. Parfois quelques temps après j’amende car je suis tombé sur un nouvel argument ou j’ai re-interprèté une ancienne idée.
Une démonstration de la méthode avec un exemple tiré du même commentaire (décidément très riche) de Mathilde
“C’est bien d’être dans les étoiles, mais je pense que l’Homme est fait pour vivre dans un milieu (de taille humaine, c’est à dire pas trop grand) et qu’il doit faire le bien autour de soi, à son échelle, à son rythme, et c’est pas donné à tout le monde, c’est pour ça qu’il faut s’entraider.” Voila une conclusion Mathildiene très judicieuse. J’ai cherché (déformation professionnelle
) qui avait bien pu dire ça avant elle et je suis tombé sur J.Ellul qui disait qu’il faut ‘agir local‘. Il rajoutait également qu’il faut ‘penser global‘ pour que l’action locale soit efficace. Cette formule met je pense tout le monde d’accord (en tous cas Mathilde et moi
).
En passant, j’ai refait la connaissance des autres idées du sympathique J. Ellul (j’en avais entendu parler il y a quelques années), qui sont fort intéressantes. En plus d’être le premier à avoir fait une critique constructive du ‘progrès technique’, c’était un apôtre de la non-puissance qui disait ‘aux anarchistes d’être chrétiens et aux chrétiens d’être anarchistes‘
. Il fut aussi un des pères de l’écologie politique.
Pour ceux que ça intéresse D. Mermet avait fait une émission radio à l’occasion de la sortie du livre ‘Jacques Ellul: l’homme qui avait (presque) tout prévu‘ en 2003. Je termine en disant que J.Bové qui a repris à son compte la formule du titre est un des disciples du nommé Ellul.
Il serait bon pour moi, que j’apprenne le language pimberien; je n’aurai probablement pas à développer autant et comme Mathilde, je serai peut-être plus vite compris par le bwana de ce blog
Bravo Mathilde !
hé oui, je suis un peu comme Mathilde en ce qui concerne ce blog. Au départ je pensais intervenir plus souvent, mais tu nous livres des informations très complètes (presque exhaustives) documentées. La plupart du temps il n’y a pas grand chose à rajouter. Tu es aussi très en verve, ce n’est pas toujours facile de te suivre…
Enfin concernant la nouvelle devise proposée “penser global, agir local”, j’y souscris volontiers. Faire ce qui est à notre portée, être conscients de nos actes , mêmes petits et de leurs conséquences à grande échelle (si tout le monde faisait comme ça, qu’est-ce que ça donnerait…?).
Les “pessimistes” (?) disent souvent “A quoi ça sert,
- on ne sait pas si l’argent/autre va au bon endroit (en cas d’aide humanitaire par ex)/
oui mais, si on n’en envoie plus, c’est sûr qu’ils n’en recevront plus
- on ne sait pas si les autres le font bien et dans ce cas tes efforts sont vains (recyclage)/
oui mais si on ne fait pas l’effort, c’est sûr que nos déchets partent au mauvais endroit
- on n’est pas sûrs vraiment que l’égalité des chances soient respectée/ que ce soit les bonnes personnes qui reçoivent les bénéfices (commerce équitable?
oui mais si on achète un autre produit bien meilleur marché, on est (presque) sûr que les personnes qui en profitent ne sont pas les petits producteurs.
C’est vrai qu’on ne peut pas être sûr de tout ni tout vérifier, mais ce qui peut pousser à continuer c’est de se dire qu’ainsi on a peut-être une chance…
Si tous on fait un petit effort local on peut imaginer qu’au niveau global il y aura une petite conséquence… non?
Mère Teresa disait : “Nous réalisons que ce que nous accomplissions n’est qu’une goutte dans l’océan. Mais si cette goutte n’existait pas dans l’océan, elle manquerait…”
Attention, loin de moi l’idée de comparer mes petits exemples à tout ce qu’a fait Mère Teresa. C’est l’idée de la citation qui me plaît
L’idée que quelque chose de tout petit (à échelle globale)a son importance.
Il est vrai que je connais des personnes qui ne donnent plus rien, car écoeurées par le système des grandes organisations. L’exemple flagrant est l’ARC avec Rosemarie. Mon épouse et moi donnions régulièrement depuis 20 ans, lorsque le scandale a éclaté. Je dirais que le décès par cancer de 3 de mes frères et soeur + un oncle nous ont laissé des traces… A cette époque, je connais des amis qui ont arrêté tous dons; mais nous, nous avons simplement changé d’organisation. Nous sommes passés à la Ligue Contre le Cancer. Cependant, je comprends ces personnes et, à l’heure actuelle, il ne se passe pas une seule journée sans avoir dans notre boîte à lettre une ou plusieurs demandes de dons. Franchement, honnorez-vous chaque demannde ?
“Jacques Ellul: l’homme qui avait (presque) tout prévu‘ en 2003″.
En 2003 ??? Pas la peine d’en faire un plat; car Hergé avec Tintin avait prévu que l’on marcherait sur la lune à une date bien antérieure.
cette histoire de “penser global et d’agir local” me fait un peu peur car c’est souvent le slogan d’une mentalité de jeunes “écourés par le système” et qui pensent par exemple que voter ne sert à rien… tous pourris et blablablas… la politique c’est l’associatif et mon périmètre de 300 mètres… Mais pour agir local il faut un environnement global sur lequel on peut agir par le droit de vote, en tout cas dans “le moins pire des systèmes” qu’est la démocratie.
Exemple simple: une copine assistante sociale me disait que la couleur politique locale ou nationale a un impact direct sur son métier.
En bref, on en revient à une espèce d’idéologie du mouvement, de l’action qui classe les individus entre ceux qui “se bougent” et les fainéants… Sauf que si cette concurrence peut être dynamisante pour les entreprises (ça ne me dérange pas que Peugeot et Renault se tirent la bourre pour faire une jolie voiture), je ne pense pas qu’elle soit forcément optimale pour établir un “projet de société” dans lequel tout le monde s”épanouisse.
Je vois que chacun interprète le slogan a sa manière
et c’est très bien 
), résultat ma banque donne pour moi
. C’est le summum …
Pour info, J.Ellul n’a effectivement jamais voté et son disciple se présente a l’élection présidentielle. Le premier en véritable anarchiste ne voulait pas cautionner un système hiérarchique qu’il désapprouvait (car inefficace et faussement démocratique), le second étant moins extrémiste pense pouvoir changer le système de l’intérieur (on verra s’il a raison assez vite).
Personnellement, j’ai toujours voté mais les arguments d’Ellul ne me laissent pas de marbre.
Sur le point de la concurrence quant à l’action, je pense que le classement (voir le reproche) que ceux qui se voient comme “actifs” font n’est pas inscrit dans le slogan. Chacun agit comme il veut et si il veut, c’est juste un conseil à ceux qui veulent changer les choses.
Et pour finir. Sur le don. J’allais écrire que je ne donnais jamais d’argent (sauf aux clodos quand j’ai pas le temps de leur acheter à bouffer), car c’était trop facile, et puis je me suis souvenu que j’avais un livret AGIR au crédit coopératif (je fais de la pub
Finalement, le capital a du bon !
Le capital peut avoir du bon. Comme en toute chose, c’est l’excès qui est mauvais. Et malheureusement, la société capitaliste dans laquelle on vit est de plus en plus excessive
Le capitalisme débridé et enivré par son pouvoir sans limite (il n’a pas tellement d’opposition finalement) s’emballe et court vers sa perte et il nous entraîne avec lui même si on ne lui a rien demandé. C’est ça qui est triste. Si les capitalistes laissaient ceux qui ne veulent pas l’être tranquille, y’aurait pas de soucis mais non, ils doivent imposer leur idéologie (impérialisme) pour qu’elle survive. C’est un cercle sans fin, c’est effrayant.
“J’allais écrire que je ne donnais jamais d’argent (sauf aux clodos quand j’ai pas le temps de leur acheter à bouffer), car c’était trop facile.”
Mmmm, je trouve aussi cette phrase assez facile. Je donne chaque mois une somme à Greenpeace et à l’Unicef par prélevement automatique, je ne vois pas ce qu’il y a de facile. Je donne aussi aux gens dans le besoin (clodo, c’un peu péjoratif, non ?) dans la rue.
Ce que tu veux dire, c’est qu’il vaut mieux agir et donner de son temps (donner un poisson à quelqu’un, et il vivra un jour…etc) que donner de l’argent… ou alors qu’il vaut mieux réfléchir et écrire ses réflexions dans un blogue que donner de l’argent ?
Je souhaiterais ajouter, pour écho au premier post de Roger tout là haut, qu’effectivement il t’a dit plus ou moins la même chose que Mathilde (mais de manière moins poétique peut être…). Il me semble, en suivant ton blogue et après avoir assisté à quelques conversations en ta présence, que tu aimes tellement la réthorique et le débat, que finalement lorsqu’on te réponds tu passes plus de temps/énergie/réfléxion intellectuelle à rétorquer et trop peu à écouter ? ou alors après coup ? manque d’empathie ?
En réponse à Roger, on ne peut évidement pas répondre à toutes les demandes de dons qui affluent dans la boîte aux lettres (d’ailleurs il suffit que tu donnes à une ou deux associations pour que les “appels au peuple”, comme les appelent ma grand-mère, se multiplient). Comme Roger je fais partie des déçue par l’ARC, mon père et un oncle sont auusi partis d’un cancer très tôt… Mai je pense qu’il ne faut pas généraliser à toutes les associations / organisations. Sinon il n’y aurait plus de place pour l’espoir et la confiance.
En réponse à Guillaume et en accord avec Christophe, je trouve que faute de pouvoir consacrer plus de temps à des associations qui te tiennent à coeur, le don d’argent est une bonne alternative, pas forcément si facile. En ce qui me concerne, j’ai choisi Amnesty International et Unicef.
desfois je donne au clodo en me disant qu’il va se payer une bière et que c’est toujours ça de pris…
je suis un peu tordu mais ça ne me choque pas. Il suffit d’un accident de vie et d’une fragilité. Je trouve que c’est bizarre de leur donner de la bouffe et pas du fric parce que c’est “trop facile”.
Ouh là, mais ça se débloque
Ben moi, je ne fais pas de poésie, je fais de la prose…
A Chris (commentaire 10).
Quand je suis d’accord je n’en rajoute pas, j’acquiesce en silence et ça ne se voit pas par écrit
.
C’est une idée qui s’inscrit dans une réflexion plus large sur le lien social et j’y reviendrais dans un billet (as soon as possible). En attendant, je peux juste dire que je ne juge aucunement ceux qui donnent de l’argent (j’en donne aussi
). Chacun fait ce que bon lui semble 
). Je viens de relire la définition de clochard et je ne l’utiliserai plus (raccourci ou pas), promis.
Ne te méprends pas je lis attentivement tout les commentaires (qui me sont très utiles), il est vrai que je m’attarde beaucoup plus sur les points de désaccord que sur les points d’accord. C’est parce que quand on est d’accord y’a plus rien a dire
A Chris (commentaire 9)
Je me disais bien que ma position (donner argent = trop facile) allait provoquer des réactions
Pour le terme ‘clodo’, OK je comprends que ça puisse être mal pris. Le vocable officiel déshumanisé (SDF) m’horripile et je suis tombé dans le raccourci affectif (comme on “raccourci” mon pote en poto
A Roger (commentaire 13) Elle est très très bonne celle la
En disant que donner de l’argent est trop facile (décidément…) tu veux dire par là qu’on a la conscience tranquille “à bon prix”? Et que ça ne suffit pas…?
Petite remarque purement technique :
Cependant, un blog, c’est chiant [mince ce n'est pas de la poésie
]. En effet, si on ne vient pas régulièrement sur le blog, on est paumé pour suivre les discussions. Tu aurais dû faire un forum. Dans un forum, il y a des outils de filtre qui permettent notamment de suivre rapidement les posts d’une personne ou de tel ou tel sujet. Ainsi, tu pourrais te rendre compte de l’évolution des esprits sur un sujet donné. A moins que tu ne veuilles lancer un débat, histoire de passer le temps
Ton blog, commence à prendre de l’ampleur et je te félicite
Donner aux personnes “sans domicile fixe”, plus question !
Un des exemples concrets qui m’est arrivé :
Nous étions en juillet 2002 et je connaissais un agriculteur qui avait besoin de main-d’oeuvre pour fâner. En me promenant dans les rues de ma ville, un jeune Sans Domicile Fixe (remarquez que je ne les appelle pas clodo, par respect pour mon frangin…) me demande de l’argent. Alors je lui propose de travailler quelques jours chez cet agriculteur. Il me demande d’un ton hargneux (alors que ce n’était pas mon cas) “Ouaih, mais combien il me paie ?”. Je lui répond : “Ben écoute tu seras logé et nourri à la ferme et il te donnerait le SMIC”. Et lui de répondre : “Tu te fous de ma guel… à ce prix, je préfère continuer la manche” et je lui répond “Ben, continue à faire ta manche, mais moi, les fainéants, je ne les encourage pas !”. Bon je vous passe les noms d’oiseaux dont j’ai été couvert”.
Alors pour ma part, terminé !
Ceci dit, nous aussi, nous donnons à des oeuvres et cela représente un budget que les “bons” Arvernes préfère garder dans leur bas de laine
Bon, allez, c’est lancer pour une nouvelle rhétorique sur l’art de donner
ah mais en fait j’avais pas compris, je croyais que c’était trop facile pour le SDF ou le clodo (je ne sais pas ce qui est le pire…) et pas du tout c’est trop facile pour notre conscience!
[...] voila ma contribution au débat sur la charité qui s’est engagé dans les commentaires de mon billet de vendredi dernier ‘Penser global, Agir [...]
Salut guigui, salut à tous les lecteurs de ce blog.
J’ai lu l’édito plus un article du dernier monde diplomatique. L’édito parlait de la Somalie et reprenait exactement tes arguments. La conclusion était exactement ton “voilà le résultat de la politique américaine!”.
Je vais être caricatural mais je trouve que le monde diplo est quand même toujours dans l’idée de la théorie du complot (je rejoins Roger sur cette tendance naturelle des “alters” par ailleurs fort sympathiques quand ils ne sont pas prises de tête). Par exemple, acceptons que les américains soient réellement les fomenteurs de la guerre en Somalie. Mais pour renforcer les torts des américains, Ignacio Ramonet désigne le gouvernement islamiste comme un ordre acceptable, ce qui me semble un peu bizarre. Il y aurait pu avoir au moins quelques lignes sur pourquoi la population ne l’a pas soutenue…
Après, je lis un article sur la russie de Poutine. Selon cet article, avec un paragraphe intitulé “à qui profitent les crimes”, tous les crimes politiques d’opposants à Poutine auraient pour but de le discréditer et seraient l’oeuvre d’un complot ultra-libéral mené par ses anciens conseillers proches de Bush! ça me paraît un peu gros surtout que dans la même veine que l’édito sur la Somalie, la méchante conspiration ultra-libérale veut la peau d’un gouvernement bon et légitime. La politique économique de Poutine est présentée comme un modèle efficace d’interventionnisme de l’état! Et c’est ce qui provoquerait l’ire du “gouvernement caché”… Encore une fois ça me semble un peu gros.
Le monde diplo, qui a le mérite d’écrire sur des sujets que personne ne traite, a selon moi une vision quasi-paranoïaque du monde. Et comme dans tout raisonnement paranoïaque, l’argumentation est très bonne! Sauf qu’elle s’inscrit dans un raisonnement biaisé et dans l’incapacité à reconnaître la complexité du monde! (la complexité est différente du compliqué, que le paranoïaque peut très bien manier… je dis ça parce que faut parfois s’accrocher pour lire certains articles du monde diplo)
“…je dis ça parce que faut parfois s’accrocher pour lire certains articles du monde diplo).
Imaginons que dans l’ère de l’Egypte antique nous découvrions un “monde diplo” en hiéroglyphes ? Alors là, il n’y aurait plus que Mathilde dans la discussion. Au fait, où est-elle ? Elle se marre de nos “sottises” ou quoi
il me semble d’ailleurs que les différences dans les systèmes de pensée sont souvent à la base d’incompréhension. A mon avis, il existe différentes attitudes face à la complexité du monde:
soit on essaie de se construire un modèle, ce qui implique un travail de mémoire (facilité par des facultés naturelles) des faits qui rentreront dans notre système de pensée plus une capacité de modélisation; soit on fait confiance à notre héritage conscient et inconscient, nos opinions subjectives que l’on teste par l’expérience
Il me semble que les différences dans les systèmes de pensée sont souvent à la base d’incompréhension (vous verrez le rapport avec le schmilblick à la fin du message). A mon avis, il existe différentes attitudes face à la complexité du monde. J’en ai identifié trois:
, d’où l’assiduité blogueuse).
soit on essaie de se construire un modèle, ce qui implique un travail de mémoire (facilité par des facultés naturelles) des faits qui rentreront dans notre système de pensée plus une capacité de modélisation; soit on fait confiance à notre héritage conscient et inconscient, nos opinions subjectives que l’on teste au cours de notre vie réelle, psychologique et intellectuelle; soit on construit un modèle qu’on modifie et dont on redessine la frontière avec l’expérience.
A mon avis, le premier, le modélisateur est celui qui ressemble le plus à Guillaume, avec une cohérence indéniable mais qui tend à rendre son discours péremptoire (et qui lui permet également d’intégrer les convictions de ses contestataires dans son modèle). Le deuxième correspond plus à Mathilde, avec une finesse et la place à des idées nouvelles, et le troisième à Roger (qui voit en Guillaume son alter ego en plus jeune
Je dis cela car, à mon avis, Guillaume a été considéré à tort comme manquant d’empathie…(c’est ma tendance naturelle au fayotisme)
Et je m’excuse des impressions de “j’me la pète” et “j’vous place chacun dans des petites cases” qui peut émaner de ce message!
Ouah, quelle analyse !!!
Mais elle est bien faite et tu ne dois pas être loin de la vérité, en tous cas pour ma part.
Ceci dit tu es tout de même un fayot
Effectivement tres fine analyse du petit Juju
.
Je me permets de faire remarquer que mes billets sont le fruit d’un travail applique et que les titres ne sont pas ecrit au hasard. Ma ‘philosophie’ est bien a deux faces ‘penser global, agir local’ avec une primaute a la premiere face : la reflexion. “Agir local” c’est la face ‘experimentale’ (celle de Mathilde et Roger). Je suis bien conscient qu’il faille regarder ses deux faces si l’on veut comprendre le monde et j’admets que je fais plus confiance a mon esprit qu’a l’experience. Jusqu’alors, je n’ai pas eu a le regretter
Et toi Julien tu es dans quelle case ?
La reponse a Julien sur la Somalie a sa place logique
c’est a dire ici
Autrement, on est les “hommes” de terrain, les sous-fiffres ? Nous on gratte (remarque, Mathilde serait heureuse!) et toi tu penses ? C’est ça ta justice ? Ah t’es bien un “riche gauchiste”. Pas juste la vie !
J’ai peur d’avoir été mal compris. j’ai bien dis qu’il y avait deux faces et que l’on devrait faire les deux (agir et penser). Il est cependant difficile de ne pas pencher d’un coté. Chacun son coté, c’est un choix individuel. Pour moi le meilleur coté est celui de la pensée (c’est par la que je m’épanouis et que je suis le plus utile à la société) mais je ne pense pas que ceux qui choisissent l’autre coté sont des sous-fifres. S’ils sont heureux et utiles (les deux sont liés de toutes façons), ils sont dans le vrai. Le bon choix n’est pas la même pour tous.
Pas juste aussi pour ton blog !
Je viens d’aller consulter le site Worlpress.com pour les “help” des utilisateurs de blog et je me rends compte que le Webmestre a tous les outils (liens, emoticones, avatars, etc…) et que nous on a rien !
Réfléchir en ayant à sa portée un panel d’outils d’aide à la réflexion plus conséquent que ses interlocuteurs, ça aide à faire passer sa réthorique non ?
Eh eh, j’ai bien compris. En fait, c’était une façon de te contrer, voire de te tacler (en parlant un language footeux) et apparemment j’ai réussi, car tu en as même bégayé : Pourquoi les deux mêmes messages N°28 et 29.
P.S. : Si tu effaces ton deuxième message et celui-ci, t’es un mauvais joueur
Salut, d’abord, j’ai jamais dit “agir local, penser local”. Et ça veut dire quoi “agir local”. Ce que je voulais dire précédemment c’est que chacun doit essayer d’agir en fonction de ses capacités. Si vous êtes capables d’agir à un autre niveau que “local” tant mieux; il y en a qui n’arrive même pas à s’occuper d’eux même! Mais je pense, qu’il est difficile d’agir sur l’ensemble d’une nation (regardez tous les présidents des pays du monde, est-ce qu’ils s’en sortent? et en plus ils ne sont pas seuls quand ils gourverne!). Bref, moi j’essaie de m’occuper de ma fille, et je m’en sors difficilement!
C’est vrai que je suis un peu fénéante et sauvage mais j’ai toujours voté!
A part ça, c’est bien beau de penser dans le vide, ça ne fera pas avancer le monde! Il faut au moins que les penseurs écrivent, publient (aujourd’hui ils devraient faire de la provoq’ pour se faire de la pub!) et soient lus pour que les choses aient une chance de bouger!
Sur ce, ma gamine pleure alors a plus
Ah merci Mathilde, tu viens de nous prouver qu’il est bien difficile de s’occuper des autres et que si,déjà on arrive à s’occuper de ses proches [en l'occurence la petite Aiya (désolé pour, peut-être, l'orthographe)] et de soi, ce ne sera pas si mal.
Eh bien moi, je t’applaudis fort; car (je vais parler avec mon expérience de père qui a des gosses comme vous, au risque de me faire passer pour un alien) ce qui a compté le plus pour moi, c’est d’avoir fait grandir mes filles dans ce monde rempli d’embûches; mais en leur faisant découvrir ce qu’il y a de beau sur notre Terre. Certes, il y a des pièges, il y a des “rebiffades”; mais si le dialogue s’installe entre parents et enfants c’est gagné. Si, dans la cellule familiale, qui est la plus petite entité d’une société, il n’y a pas ce partage comment voulez-vous qu’il y soit entre les femmes et hommes d’une même nation, voire entre les nations. Pour l’instant, tu t’occupes de ta fille qui est bébé. C’est vrai que cela prend beaucoup de temps physique; mais après, il ne faut pas s’endormir dans le train-train quotidien. Et avec les ados c’est encore autre chose !
Alors, en effet, je pense que si tout le monde réussissait ce challenge : l’harmonie de la cellule familiale, un grand nombre de problèmes seraient résolus à la base. Et cela, c’est à la portée de chacun, comme à celle de notre “gourou” favori
=> Voyons petit avant de voir grand !
finir avec Romain… c’est une réussite?
évidemment je plaisante
Eh bé !!!
Bonjour,
Comme la thématique « penser globale, agir locale » semblent inspirer tout le monde, je propose quelques variations pour cette fin de semaine :
. Nous à notre niveau, on ne saurait pas faire grand chose.
- Penser locale, agir globale : Ca ça serait la doctrine du très estimé Président Bush : il pense d’abord aux intérêts économiques de son pays, et le monde entier en subit les conséquences : assurer un approvisionnement en pétrole (et donc un Moyen-Orient pacifié à la mode américaine), refuser de réduire les émissions de CO2 (et donc refus de signer le protocole de Kyoto, responsable indirect des perturbations climatiques), sans compter les refus de signer l’interdiction des mines antipersonnelles (lobby économique de l’armement) ou de se joindre à la constitution du tribunal international de La Haye (par peur que les responsables militaires américains y soient traduits)…
- Penser globale, agir globale : c’est un peu les boulots des responsables politiques et des organisations internationales… et de Bono
- Penser locale, agir locale : c’est le lot de tout un chacun je suppose : se soucier de soi et de ses proches, favoriser sa communauté, même si c’est au détriment d’autrui. J’imagine que c’est le cas quand on manifeste par exemple contre l’installation d’éoliennes (je sais, leur impact écologique est discutable) : de l’électricité, oui. Propre, encore mieux, mais alors pas d’Eolienne chez nous ! Trop bruyant ou pas beau ! Chez le voisin, ok. Je n’ai pas encore d’enfant, mais j’imagine que c’est aussi le mode de pensée par rapports à ses rejetons : on pense à eux avant tout.
Allons encore plus loin :
?
- Penser locale, ne pas agir ET ne pas penser, agir locale : pas mal de gens je suppose qui n’ont pas le temps du fait d’un mode de vie assez peu épanouissant ou d’un travail épuisant, en fait je sais pas trop pour ça.
- Penser globale, ne pas agir : le cas de notre bloggueur ? Je te charrie Guillaume, c’est pour plaisanter ! Peut être les moines et nonnes qui prient pour l’humanité dans leur retraite ?
- Ne pas penser, agir globale : Bush aussi, non
- Penser globale, ne pas penser : le bouddhisme : aspirer à la vacuité et au non-être, mais en même temps se sentir lié à tout l’univers et donc respecter et aimer tout ce qui le compose. Je suis attaché à cette religion car il me semble que c’est la seule qui ait une facette écologique. Y a peut être bien Saint-François dans la religion catholique. Quid d’un post « Religion et écologie », cher bloggueur ?
- Ne pas penser, ne pas agir : les pierres ?
Voilà voilà, c’est un peu léger tout ça mais c’est vendredi ! Bon week end à tous.
[...] de la Science, il semble que le XXiem sera celui de la techno-science (voir les livres de J. Ellul dont j’avais déjà parlée). Le changement est radical car le techno-scientiste n’a plus besoin d’être libre pour [...]