Homo Politicus Interlopus

Contrebandes d’idées politiques

Postdocs ad vitam eternam Mardi, 27 novembre 2007

Classé dans : Personel, Science, Sociologie — hpi21 @ 15:10

La suite du docu. de Sauvons la recherche (la partie 1 est ici) sur la reforme de l’Université. Ou l’on voit un jeune docteur au bord de la déprime.

En voyant ça je me suis dit, tiens je suis docteur depuis bientôt 4 ans … Ou vais-je ? Encore 4 ans de contrat (en Allemagne les contrats de 5 ans existent déjà) et après ?

A dire vrai, je ne m’inquiète pas du tout pour mon avenir professionnel, je pense que si je fais mon boulot sérieusement je trouverais un autre contrat sans trop de soucis (aux USA, au Japon, en Suisse, etc…). La ou le bas blesse un peu, c’est coté avenir personnel. Il arrivera certainement un moment ou ma chère femme aura assez de déménager tous les 2 ans et ou j’estimerais avoir assez imposé de déracinement à mes enfants.

En regardant autour de moi (dans les labos), je ne vois que très peu de jeunes familles. Les jeunes chercheurs se marient (s’accouplent) souvent entre eux et attentent un peu de stabilité avant de fonder une famille. Résultat, la ménopause est proche quand le premier bambin arrive. Personnellement, je ne suis pas un prosélyte de la famille traditionnelle. Que chacun vive sa vie comme il l’entend telle est ma devise. Mais lorsque que pour des raisons extérieures (ici la précarité de l’emploi scientifique), une personne ne vit pas la vie qu’elle veut ça se répercute souvent sur sa santé et, si on fait confiance à mes statistiques personnelles (je ne sais pas si une autre étude a été faite), le taux de ‘malades’ (déprime, dépression, etc…) dans la population des postdoctorants est largement au dessus de la moyenne.

La suite à voir sur le site de l’autre campagne et si vous avez le temps voir le débat dans l’excellente l’émission de F. Taddei sur France3 ‘ce soir ou jamais’.

 

Universités, le grand soir ? Mardi, 27 novembre 2007

Classé dans : Philosophie, Science, Sociologie — hpi21 @ 12:41

Quelque chose me dit que le retour en France va être difficile pour les cerveaux en fuite. La question de base à se poser est bien celle sous-entendue par Mr. C. Goasguen (voir le début du film). La finalité de l’université (et de l’enseignement du savoir en générale), est-elle de transformer la société ou de s’y adapter ?’
Je vous donne ma traduction de cette question qui est aussi ma réponse. Doit on apprendre à penser ou apprendre à obéir pour vivre heureux ?

Universités, le grand soir 1
Vidéo envoyée par lautrecampagne

Universités, le grand soir
Réfutations II
(68’)

Un film de L’Autre campagne et Sauvons la recherche Paris
Réalisé par Thomas Lacoste

Nous vous invitons à faire connaître, circuler et projeter le film “Universités, le grand soir”. Il peut être publié sur des sites internet. Nous vous demandons cependant une seule mention obligatoire :

Pour soutenir cette initiative et les futurs opus de la série “Réfutations” vous pouvez acheter le DVD 12 € (frais de port inclus) paiement en ligne www.lautrecampagne.org ou par chèque à l’ordre de L’Autre association, 3, rue des Petites Ecuries, F-75010 Paris.

Toute demande d’information sur le film doit être adressée à :
gdebregeas@gmail.com, jerome.bourdieu@ens.fr, Sophie.Pochic@ens.fr, julie@avenuebprod.com

Dans ce film chercheurs, enseignants, syndicalistes viennent démonter
les pièges d’une réforme rétrograde et rappeler quelles sont les
conditions de production et de transmission d’un savoir universel
accessible au plus grand nombre qui devraient guider une réforme
réellement progressiste de l’Université.

 

La bonne vieille matraque pourrait nous manquer Vendredi, 16 novembre 2007

Classé dans : , Canada, GlobeTrottus, Répression, Sociologie — hpi21 @ 17:12

Ces jours-ci la matraque est de retour dans les Universités françaises et cela fait un peu tache au pays des droits de l’homme.

Mais nous pourrions bien dans un futur proche avoir la nostalgie de cet ustensile. Les forces de l’ordre (dont j’ai déjà eu l’occasion de parler) sont en effet de plus en plus équipées d’armes non létales de longues portées (Taser, Flashball, etc..).

L’interet (pour ceux qui commandent) de ce type d’arme est enorme. Elle permettent de deshumaniser l’officier de police. Avec ces joujoux en main, l’homme est desinhiber. L’humaine compassion pour sa victime ne peux plus jouer son role. Et l’agent peux sans remords punir. Lorsqu’un CRS lève sa matraque sur une lycéenne, son coeur de père (ou sa libido) retient sa main. Avec un Taser, il n’a plus conscience de la violence de son acte (très peu d’utilisateur de Taser ont été Taser) et n’hésite plus. La conscience tranquille il devient un efficace machine beaucoup plus obéissante.

Résultat ?

La mort … (paix sur toi Robert Dziekanski et toute ma sollicitude à l’agent qui se réveillera demain avec un meurtre sur la conscience)

Depuis juillet 2003, M. Dziekanski est la dix-huitième personne à mourir des suites d’une décharge électrique de Taser au Canada, un pays où seule la police a le droit de disposer d’une arme. Selon Amnesty International, aux Etats-Unis, un pays qui compte environ neuf fois plus d’habitants que le Canada, depuis 2001, 280 personnes sont mortes après avoir reçu une décharge électrique de Taser tirée par les forces de police

M. Dziekanski, un ouvrier du bâtiment de 40 ans, était arrivé à Vancouver le 14 octobre pour démarrer une nouvelle vie aux côtés de sa mère. Après avoir été retenu dix heures par les services d’immigration, M. Dziekanski s’est agacé de ne pas retrouver sa mère, Zofia Cisowski, qui, lassée d’attendre, était rentrée chez elle persuadée que son fils n’était pas arrivé au Canada. Ne parlant pas anglais, M. Dziekanski a perdu patience et s’est mis à crier en polonais‘ (New-York Times/ extrait de Courrier International 16.11.07)

 

On chante chez AOL France. Mais pourquoi ? Vendredi, 9 novembre 2007

Classé dans : Sociologie, internet, musique — hpi21 @ 17:25

Petit divertissement pas apolitique du tout.

Bon, maintenant qu’on a bien rigolé et apprécié la musique des toujours excellents Fatal Picards. Qui peut répondre à la question ?

Voici des indices :

Et voila mes commentaires :

  • Les parisiens ya pas à dire, c’est vraiment des parisiens ;-)
  • Ca me fait penser à la chanson de Pagny :’chanter pour oublier ses peines
  • Réveillez vous, les jeunes ! Les fonds de pension dirigent la vie de ceux qui les laissent faire !

Et finalement, puisqu’on parle des Picards pourquoi bouder notre plaisir. Spécial dédicace à tous les néopapas ;-)

 

Vive les poilus Vendredi, 9 novembre 2007

Classé dans : Histoire, pacifisme — hpi21 @ 16:23

Et non, je ne parle pas de moi … Ni de mon petit frère ;-)

La vieillesse n’est pas un naufrage pour tout le monde. La réaction de Mrs Louis de Cazenave et Lazare Ponticelli ‘derniers poilus’ de leur état devant l’hypocrisie de leur État m’a fait chaud au cœur et j’aimerais la faire partager à ceux qui n’ont pas lu le Monde d’aujourd’hui.

110 ans, Louis de Cazenave et Lazare Ponticelli ont passé l’âge de se faire commander. Fini le temps où on les faisait sortir de la tranchée au sifflet. Les deux derniers poilus français veulent qu’on les laisse finir en paix.

L’un et l’autre ont peu apprécié qu’en 2005 le Haut conseil de la mémoire combattante, présidé par le chef de l’Etat, décide, sans les consulter, d’organiser des “obsèques de portée nationale” au dernier combattant de 14-18. L’idée de faire reposer le der des ders au Panthéon ou au côté du soldat inconnu avait alors germé. Sauf que les deux rescapés n’ont que faire de cette prestigieuse compagnie. Ils ont prévu d’autres dispositions.

Louis de Cazenave veut être enterré avec sa famille dans le cimetière de Saint-Georges d’Aurac (Haute-Loire), où il est né le 16 octobre 1897. Il ne décrochera pas de cette position. Le bonhomme n’a jamais aimé médailles et honneurs : “De la fumisterie !”
Revenu du front en pacifiste convaincu, il avait fallu insister pour qu’il accepte la Légion d’honneur, dans les années 1990. “Ils peuvent se l’accrocher quelque part”, avait-il lancé à son fils. “Certains de mes camarades n’ont même pas eu le droit à une croix de bois”, peste-t-il. Alors l’homme n’exprime plus qu’une dernière volonté : “Être tranquille.”

Comme chaque année, si sa santé le permet, Lazare Ponticelli assistera le 11 novembre, à 11 heures, à la cérémonie du souvenir au monument aux morts du Kremlin -Bicêtre (Val-de-Marne), ville où il habite depuis les années 1920. Cet immigré italien, né le 7 décembre 1897, s’est engagé dès 1914 pour défendre cette France qui lui “avait donné à manger”. Mais il estime avoir assez donné à sa patrie d’adoption. “Je refuse ces obsèques nationales. Ce n’est pas juste d’attendre le dernier poilu. C’est un affront fait à tous les autres, morts sans avoir eu les honneurs qu’ils méritaient. On n’a rien fait pour eux. Ils se sont battus comme moi. Ils avaient droit à un geste de leur vivant… Même un petit geste aurait suffi.”
A ses yeux, le travail de mémoire “arrive tard”. “On s’en est foutu un peu. Il a fallu que ce soit Chirac qui commence à bouger quand on n’était plus nombreux et qu’on était fatigués.”

Je soupçonne Mr de Cazenave d’être un ecolovergnat de première catégorie et je souhaite à chacun de fêter ses 110 ans avec la même vigueur ;-)

Vive la paix et les mutins de 1917 !