La suite du docu. de Sauvons la recherche (la partie 1 est ici) sur la reforme de l’Université. Ou l’on voit un jeune docteur au bord de la déprime.
En voyant ça je me suis dit, tiens je suis docteur depuis bientôt 4 ans … Ou vais-je ? Encore 4 ans de contrat (en Allemagne les contrats de 5 ans existent déjà) et après ?
A dire vrai, je ne m’inquiète pas du tout pour mon avenir professionnel, je pense que si je fais mon boulot sérieusement je trouverais un autre contrat sans trop de soucis (aux USA, au Japon, en Suisse, etc…). La ou le bas blesse un peu, c’est coté avenir personnel. Il arrivera certainement un moment ou ma chère femme aura assez de déménager tous les 2 ans et ou j’estimerais avoir assez imposé de déracinement à mes enfants.
En regardant autour de moi (dans les labos), je ne vois que très peu de jeunes familles. Les jeunes chercheurs se marient (s’accouplent) souvent entre eux et attentent un peu de stabilité avant de fonder une famille. Résultat, la ménopause est proche quand le premier bambin arrive. Personnellement, je ne suis pas un prosélyte de la famille traditionnelle. Que chacun vive sa vie comme il l’entend telle est ma devise. Mais lorsque que pour des raisons extérieures (ici la précarité de l’emploi scientifique), une personne ne vit pas la vie qu’elle veut ça se répercute souvent sur sa santé et, si on fait confiance à mes statistiques personnelles (je ne sais pas si une autre étude a été faite), le taux de ‘malades’ (déprime, dépression, etc…) dans la population des postdoctorants est largement au dessus de la moyenne.
La suite à voir sur le site de l’autre campagne et si vous avez le temps voir le débat dans l’excellente l’émission de F. Taddei sur France3 ‘ce soir ou jamais’.