Homo Politicus Interlopus

Contrebandes d’idées politiques

Le monde politique francais: une grande famille Lundi, 19 janvier 2009

Classé dans : Politique, Pécresse, Sarkozy, Sociologie, éducation — hpi21 @ 12:48

Je lis sur Backchich que Mme V. Pécresse aurait dit :

Je suis vraiment un bébé Sarkozy. Un bébé Sarkozy adopté !

Quelle belle formule !

Le genre de formule qui l’air de rien en dit long sur son auteur et sur le  sérail politique français.

  • Sur son auteur d’abord.

Mme V. Pécresse (née Roux) aime la famille au point de l’intégrer dans ses métaphores. Ce point n’est pas étonnant vu son histoire personnelle (éducation à l’ancienne dans un lycée de jeune fille de Neuilly sur Seine puis chez Ginette à Versailles ) .

Mme Pécresse aime les formules. Elle a bien compris qu’à l’heure actuelle, faire carrière en politique passait presque uniquement par une maitrise de la communication médiatique (pour le plaisir : un exemple de langue de bois  sur public Sénat et une perle prononcée sur France culture (En toute franchise 18/09/08 ) au sujet de la réaction des chercheurs aux réformes du gouvernement ‘ Je ne sais pas quelles sont les inquiétudes qui s’exprimeront, mais ce que je sais, c’est qu’elles n’ont pas lieu d’être‘.)

Mme Pécresse veux faire carrière et entend bien ne pas s’ arrêter en si bon chemin.  Qu’il faille se faire adopter pour avancer ne lui pose pas trop de problèmes, elle est pragmatique. Elle a également bien compris que flatter l’égo de ses supérieurs était d’une grande efficacité pour avoir une promotion. ‘Nicolas, Notre père qui est à l’Élysée …‘ comme on psalmodie encore avant le repas à la cantine de Sainte-Marie de Neuilly.

  • Sur le ‘milieu’ qu’elle fréquente ensuite.

Ahhh, la grande famille du palais Bourbon, de Matignon, de l’Elysée qu’il fait bon en faire partie. Ya Papa Sarko, qui s’assied en bout de la table depuis qu’il à virer papy Chichi. Ya Bébé Sarko, qui tel Brutus attend son heure dans l’ombre du paternel. Ya Maman Rachida qui essaye de faire parler la presse plus que Maman Carla. Et puis ya tous les tontons, les cousins qui se contentent de petits privilèges distribués de ci de là.

Depuis la nuit des temps, le pouvoir se conserve en famille. Avant 1793, c’était clair, le régime était  monarchique, héréditaire et de droit divin (si on n’était pas content, fallait se plaindre à Dieu). Depuis, le népotisme était plutôt caché. Il se tapissait dans l’ombre, honteux. Mais avec l’avènement de Mr Sarko, les choses ont changés.

Plus de honte. Placé son fils à un poste bien au dessus de ses capacités se fait au grand jour, sous les projecteurs même. La famille avant tout. Et ce n’est pas par hasard que les alliances matrimoniales (entre gens de pouvoir) se multiplient (certain parle de caste sacerdotale et les suisses  en rigolent).

Que dira le petit Jean quand un disciple de L. Joffrin l’interrogera sur la monarchie élective ? Il ne pourra plus étaler ses lacunes lexicales (car monarchie ça ne veux pas dire héréditaire). J’ose prédire qu’il noiera le bouchon en faisant le clown comme son père et j’espère qu’il restera des journalistes pour lui poser la question.

Tout ca pour dire que les effets de la consanguinité commencent à se voir. La plupart des ministres planent à des kilomètres au dessus de leur seuil de compétences et la gestion du pays tourne à la farce. Peut être serait-il temps de modifier notre constitution pour éviter cette dérive et ainsi d’arrêter d’usurper le nom de démocratie.

Je sais…  Je rêve …. mais bon ca fait du bien, parfois ;-)

 

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